



Berlin Version
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This series of paintings depicts oscillating modulations and abstract presences, emerging from sinuous networks of fuzzy and glitchy lines. The slow labor required to achieve these pictorial gestures leads paradoxically to allusions to the screen, the speed, the ongoing and ghostly volatility of intangible waves. Like a seismograph, the pictorial gesture becomes an electric spasm. The pictorial surface becomes a conductor that channels an energy that crosses space and bodies.
One reference replaces another: Futurism and its pictorial its strategies to describe dynamism and motion, to the velocity modeling of natural phenomena and other scientific graphic representations as well as the analogical experiments surrounding light, reverberation and feedback loops in video art, or even esoteric myths such as the aura and telepathy.
Such diverse inspirations serve to fuel a pictorial fiction. More precisely, the aim is to translate visually the inebriation induced by continual movement and its own ephemeral trace, a wake through space and time. At the same time, I try to pursue a conversation on the static object – painting’s vector of memory – and the etheric mobility of telecommunications. Ultimately, this is a reflection on the notion of progress through this slow, patient and enduring practice that is painting.
– Karine Fréchette
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Cette série de tableaux relate l’oscillation, le déplacement de présences au moyens de modulations sinueuses, de réseaux linéaires flous et syncopés. Le lent labeur que requièrent ces gestes picturaux aboutit paradoxalement à des allusions à l’écran, à la vitesse, à la volatilité incessante et fantomatique d’ondes impalpables. Tel un sismographe, le geste pictural devient spasme électrique. Sur la surface, tel un conducteur, s’articule la mise en scène d’une énergie qui traverse l’espace et les corps.
Différentes évocations peuvent se succéder. Le futurisme en peinture et ses stratégies formelles de décomposition du mouvement, les représentations virtuelles de la vélocité de phénomènes naturels, en passant par les expérimentations analogiques autour de la lumière et sa réverbération en art vidéo, ou encore des mythes ésotériques tel que l’aura et la télépathie.
Ces inspirations diverses servent à alimenter une fiction picturale. Plus précisément, traduire optiquement un enivrement induit par un mouvement incessant et sa propre trace, marquant un sillage à travers les dimensions de l’espace et du temps. Par la même occasion, je tente de poursuivre une conversation entre l’objet statique, vecteur de mémoire de la peinture et la mouvance éthérique des télécommunications. Et enfin, je continu en filigrane une réflexion sur la notion de progrès à travers cette discipline lente, patiente et endurante qu’est la pratique picturale.
– Karine Fréchette
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Croissance 3, 2018, Acrylique sur toile, 60 » x 48 »

Croissance 1, 2018, Acrylique sur toile, 60 » x 48 »






